dimanche 10 mars 2019

La dictature du bonheur




La dictature du bonheur


Aujourd’hui j’ai eu une révélation.
Je me suis levé le matin comme d’habitude, rien de spécial.
Tout est en place, les oreillers, les toilettes le canapé, mes dents, mes oreilles, mes jambes
et mes mains.
Je ne sais pas d’où est tombée cette révélation mais ça m’a un peu bouleversé,
voir trop bouleversé.
Aujourd’hui j’ai découvert un nouveau type de dictature, celle du bonheur.
Le bonheur obligatoire.
J’ai constaté qu’un patron avisé et loyal va nous pousser à être en bonheur.
Une femme qui aime son mari va l’obliger à être en bonheur.
Un ami qui a besoin d’aide impose le bonheur.
Mais de quel bonheur s’agit-il ?
Est-ce le mien ou le sien ou le nôtre ou personne ne le sait encore?
Un bonheur impératif, y a-t-il une définition dans le dictionnaire ?
Y a-t-il un mouvement, une secte, un parti politique ou une communauté pour ça ?
Je pense que non mais le mot ne cesse de secouer mon esprit.
C’est quoi cette merde ? C’est quoi ce bordel ?
Je n’ai pas trouvé de réponse ce matin mais je n’arrive plus à dormir non plus.
Laisse-moi tranquille putain de cervelle. Laisse-moi travailler. Laisse-moi réfléchir.
Je n’ai pas le temps pour te répondre.
Une dictature y en a plus ou y  en a marre. Mais ce n’est pas politique ça ?
Quel rapport avec le bonheur ?
Pourtant, le lien est fort. Les 2 mots sont intimement liés.
Tout le monde est à la recherche du bonheur.
Le shopping, la nourriture, le sport, la famille le pouvoir, la carrière, l’argent,
les possessions, c’est le bonheur non ?
Tout le monde a une recette pour ton bonheur par ce que tu n’as pas la tienne.
Tu es soit très petit pour comprendre soit trop vieux pour choisir
et dans les deux cas  il faut obéir à ceux qui sont capables de te livrer la recette.
Tu n’as qu’à payer le prix. Mais quel prix ?
Le prix de ton ignorance est ta jeunesse, ton énergie, ta santé, ton temps,
tes rêves d’enfance et tes cauchemars d’adulte.
La dictature du bonheur t’oblige à rester calme, zen, détendu, porter le masque et obéir.
Mais jusqu’à quand ?
Il n’y a pas de limite. Tant que le bonheur est là la dictature perdure.
Si tu veux vraiment briser tes chaines, désobéir et se révolter, tu n’as qu’à tracer
ton propre chemin.
Ne souffres plus à petite dose. Souffres plus comme un grand mais ne lâches jamais
le combat.

Crées ta propre recette et bâtis ta propre dictature de bonheur.

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